Personne ne pourra voler nos souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera, dans cet enfer, mon petit coin de paradis.Dès cet instant, j'ai commencé à lutter. Contre moi, contre le bon sens et la réalité. Pouvait-on aimer de cette façon, aussi fort, aussi soudainement en dépit de toute raison, de toute prudence ? Etait-ce bien moi, la solitaire, l'arrogante, la caustique qui éprouvait une telle faim de cet Homme, un tel besoin de sa présence qu'à peine quitté j'étais déjà en manque de lui (♥?)